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Littérature

  • Littérature

    Trois romans à découvrir :
     
     
     
    « Au Bord des Cendres »

    L’histoire :

    Un récit attachant, poignant, une histoire magnifiquement racontée.

    COUV_cendres_LNA.jpgNovembre 1994. Vincent, meurtri par la vie, part à la recherche de sa grand-mère, Valentine, perdue depuis juin 1944. Il finit par la retrouver dans un hôpital psychiatrique. Commence alors un étonnant voyage dans le temps, entre 1936 et 1944.
    Une saga familiale conduite par les destins croisés de deux sœurs, Valentine et Susie.
    Une chronique villageoise, entre bonheurs et souffrances, entre amour et trahison, au cœur d'une époque mouvementée et sombre, celle du régime de Vichy, de l'Occupation et de la Résistance.
    Une galerie de personnages authentiques... un crescendo captivant et un dénouement bouleversant.

    Un roman magistral plébiscité par un comité de lecture grand public...

    "L'auteur a réussi à faire d'une histoire mainte fois présentée un véritable récit en forme de poupées gigognes, une reconstruction éblouissante  et un suspense haletant qui monte en puissance tout au long du livre"
    Laurent, 35 ans, Loire Atlantique

    "Un exploit de parvenir à ce qu'une multitude de personnages marque à ce point l'esprit du lecteur. Du beau boulot" Danielle, 38 ans, Essonne

    "Ce livre est le meilleur que j'ai lu depuis un bon moment. Tout y est : l'histoire, le style, le rythme... À lire et méditer pour les générations qui n'ont pas connu cette période de notre histoire"
    Françoise, 53 ans, Gironde

    "Un livre excellent, qui a su m'attendrir aux larmes !" Patrice, 43 ans, Haute Garonne

    "Beaucoup d'aspects psychologiques, beaucoup d'émotion. Amour, jalousie, horreur, trahison, tout y est"
    Christine, 46 ans, Loir et Cher

    Roman de l'été 2009. Le gagnant du Grand Prix Femme Actuelle.
    Jean-François Bouygues, 44 ans, habite dans le Sud-Ouest de la France. Ancien élève du Cours Florent, et passionné de cinéma et de théâtre, "Au bord des cendres" est son premier roman.

    Son format : 13,5 x 21 cm / 520 pages

    Date de parution : 13 mai 2009

     

    « Personne ne Bouge, Police ! »

    est une comédie policière


    L'histoire :
    Adolf de La Ponce-Cadourg, richissime financier septuagénaire, est assassiné dans sa villa d'Auteuil. Deux agents de Police, le commissaire Gilles Haurey et l'inspecteur Marco Roedam, medium_castel_rey.jpgse chargent de l'enquête lorsqu'un mystérieux individu dénommé Nestor Pignon surgit tout à coup en prétendant être l'assassin. Cependant le commissaire Haurey se refuse de céder à la facilité et considère néanmoins tous les occupants présents à l'heure du crime comme des suspects en puissance : l'épouse de la victime, Mariette, 30 ans, fatale et démoniaque; Paul Trousscohl, artiste raté et amant de la jeune veuve; Clovis de La Ponce-Cadourg, petit-fils maudit du défunt; Virginie Rupt, amie cupide de Mariette; son mari, Sébastien Deyley, fougueux et arriviste; sans oublier Richard Landolfy, l'homme de main de la victime. Lorsque Nestor Pignon se met à semer la confusion, la situation évolue alors de telle sorte qu'à grands coups d'accusations et de règlements de compte personnels, tout ce beau monde va se suspecter et finir par s'accuser en se désignant les uns les autres comme unique et véritable meurtrier, et ce, jusqu'au dénouement final.

     

     

    « À côté de vivre »

     

    L'histoire ne peut être à ce jour totalement dévoilée, mais voici un premier aperçu :

    medium_vivre.jpg

    Endo était en plein tournage du film dont toute la presse cinématographique parlait, pour être le film le plus attendu de l’année, réalisé par le metteur en scène le plus en vogue du moment : l’histoire simple et belle d’un amour impossible et dont le sacrifice de l’héroïne redonne la vie à son héros. Le film avait pour titre « À côté de vivre » et le sens de ce titre pouvait être illustré par la citation suivante, « À côté de vivre » veut dire « vivre à côté de la vie »

  • « À côté de vivre »

    Mercredi 7 février 2007, 20h30, mon troisième roman « À côté de vivre » est bouclé. Il comporte 7 chapitres. Merci le chiffre 7 !

    Mercredi 14 mars 2007, « À côté de vivre » est définitivement achevé.

     

    L'Histoire :

    Une nuit d’été, dans le métro, Endo est seul sur le quai; il est quasiment l'heure de la fermeture du Métropolitain. En attendant l'arrivée d'une rame qui semble ne jamais vouloir venir, il est assis, le regard dans le vide. Endo est un apprenti comédien, une âme à la dérive... à la poursuite de ses rêves, mais sans jamais parvenir à les atteindre…
    Arrive soudain une fille qui rumine des chewing-gums au menthol, Madeleine, 20 ans, longues jambes, bas résilles, short en jean's effiloché aux extrémités, tee-shirt rose, décolleté plongeant.

    Lorsque son regard tombe sur Endo, c'est le coup de foudre immédiat, le bouleversement de sa vie. Elle ne voudra plus le quitter. Mais Endo, lui, ne veut pas de cet amour insensé.

    Puis septembre arrive, et avec la reprise des cours de Théâtre… le destin de Madeleine et Endo va se sceller définitivement, couronné par un road-movie inoubliable à travers le centre de la France dans une 304 Peugeot cabriolet...

     

    La Première page :

    Tout a commencé sur un quai de gare. Pourquoi... encore et toujours un quai de gare ?

    C'est pas croyable le nombre d'histoires qui peuvent commencer, et parfois finir, sur des quais de gare. Il faudrait pouvoir être sur tous les quais de toutes les gares du monde pour en mesurer l'exacte réalité. Lieu de départ et d'arrivée par excellence, mais aussi lieu de retrouvailles et de ruptures. En l'occurrence, lieu de rupture pour le héros de cette histoire.
    Notre héros s'appelle Endo Golski. Quel est ce prénom encore ? - comme ça ressemble à Enzo, ça pourrait être italien, mais ce n'est pas Enzo. Est-ce alors espagnol ? Pas vraiment. Ça pourrait être brésilien, ou éventuellement portugais... Non plus. Pas plus que japonais d'ailleurs. Quant au patronyme, ça semble russe, ou polonais, enfin bref un pays de l'Est, mais pas du tout frenchie en tout cas. Disons que ça ne ressemble à rien ; c'est Endo Golski. Point barre.
    L'important dans cette histoire c'est qu'elle a commencé sur un quai de gare, le jour où Endo a quitté - pour ne pas dire abandonné, et pour mieux dire largué - son adorable fiancée. Tout ça pour monter à Paris et devenir acteur de cinéma, rien que ça. Quelle est cette lubie encore ? Une lubie dévorante qui pourrait s'écrire avec un « r », un « e » sans oublier l'accent circonflexe, merci, un « v », et pour finir encore un « e », et ça se dirait « rêve ». Le rêve de faire du cinéma. Donc une lubie, c'est bien ce que je disais. Et ce n'est pas ses parents ni sa famille qui diront le contraire. Je ne parle même pas de la fiancée qui est restée sur le quai à regarder le train partir...
    Ainsi va la vie. Le train a commencé par partir d'un côté, pour finalement arriver de l'autre. Et de l'autre côté, c'est Paris. La ville des Lumières. La ville des « rêveurs fous » qui quittent tout, pour croire en leurs rêves. Des rêveurs comme Endo, ne sont-ils pas des milliers à vivre dans la ville des Lumières ? À croire, à espérer, à rêver. Combien sont-ils aussi comme Endo à se demander s'ils ne sont pas en train de passer à côté de leur vie ? À côté de la vie. À côté de vivre.

    Vivre, pour les Autres, et ne pas sombrer, pour les Uns.
    Ou pourquoi pas, tenter d'atteindre l'inaccessible étoile ?
    Il en faut du courage aux Uns pour suivre leur quête,
    Comme s'il en fallait tant et moins aux Autres pour l'offrir de leur vie.
    Inattendu retour des Uns annonçant l'inéluctable départ des Autres.

    Seulement voilà, la vie des Uns rencontre un jour la vie des Autres ; comme s'il fallait cette collision céleste du destin pour que l'obscurité des Uns se change tout à coup en lumière...
    Ou bien est-ce la flamme des Autres qui s'éteindrait pour raviver celles des Uns...? Comme si l'histoire des Uns prenait vie dans l'éclipse totale de celle des Autres...
    Non, les Autres sont ceux qui vivent l'histoire ; quant à celui qui la raconte, c'est Nicolas ; ou Gilles ; ou plutôt François et tous les Autres ; enfin bref, Jeff pour les intimes, c'est-à-dire moi-même, car comme le dit le proverbe, on n'est jamais mieux servi que par les autres....

    Rare et puissant, l'instinct de vie propulse les Êtres
    Être soi-même jusqu'à la fin dans l'éternité du désordre
    Voici l'histoire de l'Un
    Écrite pour que vive celle de l'Autre.

     

     
     
     

    Un extrait :

    L'air est bon et frais dans le petit port de la Bastille. J'y viens fréquemment, c'est un de mes lieux préférés de la capitale, surtout les nuits d'été.
    Mado est restée collée à mes basques, comme si elle craignait que je ne disparaisse encore dans la nature.
    C'est là, dans le jardin de l'arsenal, par une belle nuit étoilée, que nous élisons domicile, sous un arbre. On entend à peine le bruit de la circulation qui passe pourtant juste au-dessus de nos têtes, sur les pavés de la place de la Bastille.
    -    Tu dors souvent ici ? me demande Mado, allongée à mes côtés.
    -    Ouais.
    -    T'as pas d'maison alors ?
    -    Si.
    -    Ben alors ?
    -    Alors quoi ?
    -    Ben pourquoi tu rentres pas chez toi ?
    -    Trop chaud. J'étouffe dans ma cage.
    -    C'est donc si petit qu'ça chez toi ?
    -    Très petit, dis-je d'un ton sec.
    Sur ces mots, je réclame le silence, car je souhaite me reposer, et mieux encore : entendre le clapotis de l'eau contre la coque des bateaux du port, entendre glisser la brise tiède du soir sur l'arête de mon nez, entendre le bruissement du silence dans la voûte céleste de mes yeux clos... Mais surtout et par-dessus tout, ne plus entendre cette tyrannie de phrases qui mitraillent mon conduit auditif. Pas plus que les palpitations cardiaques qui dans ma poitrine battent à tout rompre sous l'effet des attaques de tachycardie. Tous ces tiraillements dont elle est la fâcheuse et désagréable responsable... Bref, je souhaite DORMIR. Voilà toute la volée de doléances que je m'empresse d'exposer au bourreau de ma tranquillité.
    -    Ne fais pas attention à moi, Endo. Dors. Je t'empêche pas, ose-t-elle me formuler.
    « Eh beh, c'est la meilleure de l'année celle-là, et elle a encore le culot de dire qu'elle m'empêche pas de dormir ! » pensé-je en redoublant de courage pour ne pas me lever et la jeter à l'eau.
    Une fois mon humeur passée, la nuit s'engage malgré tout dans une tournure favorable... La douceur ambiante gagne du terrain, mes paupières se font de plus en plus lourdes, mes cils commencent à papillonner, prémices d'un bonheur imminent : le sommeil s'apprête à descendre en moi.
    Lorsque brusquement, sans qu'aucun signe ni avant-coureur ni préparatoire à la prise de parole n'en vienne donner l'annonce, la voix pointue de Mado claque dans le silence de la nuit :
    -    C'est quoi le quartier où t'habites ?
    -    Point barre. Je dors, murmuré-je aussitôt.
    -    Je dirais... dit-elle en mimant une profonde réflexion, République. Non ?... Alors... Gambetta...
    -    Charles de Gaulle, grogné-je pour abréger le jeu de devinette.
    -    T'habites l'Étoile ?
    -    Avenue Kléber.
    -    Ouah, c'est chic là-bas !
    -    Tu parles d'un chic, 15 m2 juste sous la toiture, c'est du dernier cri, je marmonne en fermant les yeux.
    -    Tu habites dans une chambre de bonne ?
    -    Dixième étage et sans ascenseur.
    -    Ah oui, je reconnais que ça doit être dur.
    -    C'est pas dur, c'est haut.
    -    N'empêche que ça doit être beau la nuit les toits de Paris !
    -    Ouais bof. C'est comme tout, il arrive un moment où ça finit par gaver.
    -    T'aimes pas Paris ?
    -    Bof. Maintenant point barre, je voudrais dormir.
    Et je lui tourne le dos.
    -    Et si tu me parlais de toi...?
    -    J'aime pas ça.
    -    T'as honte ?
    J'ouvre doucement les yeux :
    -    Moi ? Honte ? Et de quoi qu'j'aurais honte ?
    -    J'sais pas moi. Un secret. Quelque chose d'enfoui...
    -    Te fatigue pas, j'ai rien d'enfoui. J'aime pas parler de moi, c'est tout. Et puis d'abord, je dors. Ou plutôt j'essaie de dormir, si tu vois ce que je veux dire...
    Elle se redresse, replie ses jambes et pose sa tête sur ses genoux en déclarant qu'il est en effet impossible de trouver le sommeil dans un endroit pareil.
    -    Oh rassure-toi, dis-je dans un soupir de lassitude, c'est pas l'endroit qui va pas...
    -    Tu sais quoi, à force de te regarder, j'ai deviné...
    -    Ah ouais ? deviné quoi encore ?
    -    Tes rêves...
    -    Mes rêves ??
    -    Oui, d'ailleurs t'as une tête à avoir des rêves plein la caboche. Je les repère de loin ces têtes-là, aussi facilement qu'une montgolfière dans le ciel, comme une montgolfière humaine...
    -    Une montgolfière humaine ?? qu'est-ce que c'est ces conneries encore ?
    -    J'appelle montgolfière humaine, ces hommes et ces femmes qui ont la caboche gonflée de rêves, comme dans une montgolfière, sauf que c'est pas de l'air chaud, c'est des rêves. Et ce sentiment, c'est vraiment trop beau. J'adore les montgolfières, c'est superbe, c'est léger, c'est libre, ça monte dans le ciel et ça plane à dix mille...
    -    Et parfois même, ça redescend, et ça s'est déjà vu que ça s'écrase au sol...
    Qu'est-ce qu'elle peut raconter comme âneries cette fille-là.
    -    Ça veut dire alors qu'elle avait perdu ses rêves. C'est pour ça qu'il ne faut jamais perdre ses rêves. Y a quelqu'un qui a dit un jour, me demande pas qui, j'en sais rien, j'me rappelle plus, ou enfin non, je crois plutôt que j'l'ai lu quelque part. Bref, ça disait ça : faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve. (1)
    Ça alors, là elle m'en bouche un sacré coin ! Je me redresse légèrement, en lui accordant un regard sincèrement étonné. Oui, étonné d'admiration pour cet instant de frêle poésie.
    -    Eh ben, t'en connais des belles choses, toi, quand tu veux. Bon ben sur ce, je t'annonce que je voudrais bien faire de beaux rêves justement... Traduction : je veux dormir.
    -    Oh non, tu ne vas pas déjà t'endormir... j'aurais tant aimé que tu me racontes tes rêves.
    -    Certainement pas ma poule. Ça, ça ne regarde que moi. De toute façon, y a rien de plus chiant et con que les rêves... Surtout les miens, car vois-tu, les miens me poursuivent sans arrêt. Pourtant y aurait de quoi vivre tranquillement dans un coin de campagne, mais non tu plaques tout et tu deviens con avec tes rêves dans la tête.
    -    C'est étrange ce que tu me dis là.
    -    Qu'est-ce que j'ai encore dit ?
    -    Eh bien ça, à t'entendre on dirait que tes rêves sont une souffrance... alors qu'en principe, ils embellissent la vie.
    -    T'as dit le mot : en principe. Bon, maintenant, point barre, laisse tranquille mes rêves, et cesse de blablater pour rien.
    -    Quoi donc ? tu n'aimes pas que je te tienne compagnie ?
    -    T'as le culot d'appeler ça de la compagnie ? Mais c'est pas de la compagnie, c'est une invasion !
    -    Ne dis pas ça, Endo. Je t'aime, voilà tout.
    -    Attention à toi, des nénettes qui me disent « je t'aime », j'en ai plus.
    -    Pour quelle raison ?
    -    Je les bousille.
    -    Pourquoi ?
    -    Pour être tranquille.
    -    C'est dommage, dit-elle avec une moue dubitative. Enfin, pour moi, ça ne change rien : tu es le rêve de ma vie...
    -    Voilà autr'chose, maintenant. Le rêve de ta vie. Ah on voit bien que tu sais pas dans quoi tu t'embarques ma cocotte.
    -    Pourquoi tu dis ça ? C'est si beau les rêves...
    -    Que tu crois. Un beau jour tu feras comme les copains, t'en reviendras de tes rêves, c'est moi qui te le dis.
    -    Pourquoi ? tu en es revenu toi ?
    -    Moi ? Même pas. Et pourtant, c'est pas faute d'avoir essayé. Bon écoute, je vais te dire un de mes rêves, mais après tu me fous la paix, compris ?...
    -    D'accord.
    -    Alors voilà, mon rêve le plus fou ça serait de pouvoir un jour rencontrer Marlon Brando ou Al Pacino, ou pourquoi pas les deux...
    -    Qui c'est ça ? me demande-t-elle l'air un peu bête.
    -    Quoi ? tu connais pas Brando ? ni Pacino ?
    -    Ben non.
    -    Bon allez, couche-toi, et dors.
    -    Mais j'ai pas envie de dormir, moi. Je suis trop bien sous cet arbre, le dos dans l'herbe et la tête dans les étoiles... Pas toi ?
    -    Et puis merde ! m'écrié-je en me redressant pour lui faire face. Point barre ! Tu vas disserter toute la nuit ou faut-il que je t'assomme ?
    -    Non, non... Je me calme Endo.
    Je me recouche en lui tournant le dos. « Tchao je dors ».
    -    Endo...
    -    Point barre.
    -    Endo...
    -    Quoi bordel !
    -    Juste une question. Comment fais-tu pour téléphoner sans carte ?
    -    Je m'assois. J'attends que ça sonne. Et quand ça sonne, je décroche.
    -    Je comprends rien.
    -    Y a pas le téléphone chez moi ; il est parti en vol plané du 10e étage. Les portables, non plus, je supporte pas ça de discutailler dans la rue au milieu des gens. C'est pour ça qu'ici quand ça sonne à deux heures du mat, c'est pour moi.
    -    J'avais encore jamais vu ça. Et c'est une femme qui t'appelle à cette heure-là ? C'est ça ?
    Silence. Pas de réponse.
    -    Une femme que tu as bousillée, c'est bien ça, n'est-ce pas ?
    D'une voix froide comme un pic à glace, je lui rétorque que si elle ose prononcer encore un seul mot, je la balance dans le canal.
    La menace est enfin prise en considération.
    -    Merci, non... Je dors, chuchote-t-elle entre deux bâillements.
    Je vais peut-être pouvoir enfin fermer l'œil.

    (1) Citation de Antoine de Saint-Exupéry, reprise dans le conte musical de Philippe Chatel « Emilie Jolie »