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  • « Personne ne bouge, Police ! »

    Mon second roman « Personne ne bouge, Police ! » est enfin disponible.

    Publié en ligne sur le site TheBookEdition.com, vous pouvez l'acheter en version Pdf ou en version papier.

    Présentation du roman :

    « Personne ne bouge, Police ! » est un roman policier qui débute comme un roman noir. Mais rapidement c’est la comédie policière qui s’impose, où l’influence d’Agatha Christie est omniprésente ; à tel point que sont intégrés dans les dialogues des personnages trente-huit titres de romans de la Reine du crime.

    L’histoire : Adolf de la Ponce-Cadourg, richissime financier septuagénaire, est assassiné à Castel-Rey, son château d'Auteuil.
    Le commissaire Haurey et l'inspecteur Roedam vont se charger de l'enquête en réunissant tous les occupants présents à l'heure du crime : Mariette, l'épouse, 30 ans, fatale et démoniaque ; Paul Trousscohl, artiste raté et amant de la jeune veuve ; Clovis de La Ponce-Cadourg, petit-fils maudit du défunt ; Virginie Rupt, amie cupide de Mariette ; son mari, Sébastien Deyley, fougueux et arriviste ; sans oublier Richard Landolfy, l'homme de main de la victime.
    … Lorsqu'un mystérieux individu dénommé Nestor Pignon surgit tout à coup en prétendant être l'assassin, un huis clos infernal et irrésistible va s’engager, jusqu'au dénouement final…

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    Le livre Personne ne bouge, Police !
     
     
     
    Deux extraits disponibles :


    Extrait 1 (Prologue) :
    Dans la maison, le silence règne désormais, égrenant ses minutes au rythme du tic-tac des aiguilles de l'horloge du salon. À l'extérieur, le parc est comme endormi sous un soleil printanier. Quelques signes de vie à peine perceptibles émanent des bruissements de feuilles dans les arbres et les charmilles, des chants de chardonnerets sous la chaleur des tuiles, des ébats de canards dans les eaux du lac.
    Quelques bruits de pas étouffés retentissent cependant de temps à autre sur le sol en marbre de la résidence... Il y a des grincements de portes, des bruits secs d'interrupteur qu'on allume, des respirations qu'on retient... Dans les sous-sols, de mystérieuses ombres fuyantes semblent courir... Il y a soudain comme une secrète agitation... L'atmosphère paraît ténébreuse... Une angoisse refrénée suinte des murs... comme si des esprits maléfiques prenaient possession des lieux avant de prendre possession des âmes...


    Extrait 2 (Premier interrogatoire du commissaire) :

    -    Vous permettez que je m'installe au bureau de votre mari ? questionna Haurey d'une voix suave.
    -    Faites donc, Commissaire, accorda-t-elle d'un geste vague, désormais vous ne risquez rien.
    Cette étrange remarque de madame de la Ponce-Cadourg eut le don d'intriguer quelque peu notre commissaire. Notamment ce « vous ne risquez rien »... qui, tout compte fait, pour l'oreille d'un policier, reflétait un je-ne-sais-quoi d'inquiétant. Celui-ci se décida à réclamer quelques précisions.
    -    C'est simple, commenta très calmement Mariette de la Ponce-Cadourg, pour ce que vous êtes en train de faire - c'est-à-dire prendre place à son bureau, ce qui était pour lui le sacrilège suprême - il vous aurait réduit à la déchéance la plus totale.
    -    Je vois...
    -    Oh j'en doute Commissaire. Mon mari a occupé sa vie à ruiner les gens ou leur réputation, et parfois les deux ; c'était un expert en la matière.
    Haurey en était au contraire très convaincu.
    -    Ruiner les autres, pour mieux s'enrichir... C'est vieux comme le monde, murmura-t-il sans surprise.
    -    Mais très efficace.
    -    À qui le dites-vous... acquiesça le commissaire d'un hochement de tête. Cette maison est un véritable château. Le jardin est somptueux. Vous-même... vous semblez une princesse... En définitive, il avait tout...
    À ces mots, Mariette fut prise d'un frisson :
    -    De grâce, Commissaire, ne parlez pas ainsi de lui au passé...
    -    Et pourquoi cela ? Il faut savoir, Madame, affronter la réalité, aussi dure soit-elle... Mais si je puis me permettre, rassurez-vous : la mort n'est pas une fin... Enfin pas toujours...
    -    Que voulez-vous dire, Commissaire ? fit-elle en écarquillant les yeux. J'avoue que j'ai parfois bien du mal à vous suivre...
    Haurey observa un silence, scrutant le visage de Mariette.
    -    C'est pourtant clair. Bien des fois, la mort se révèle être plutôt un début, qu'une fin... N'est-ce pas Madame de la Ponce-Cadourg ?
    -    Non. Décidément, je ne comprends rien à vos supputations.
    -    Aimiez-vous votre mari, Madame de la Ponce-Cadourg ? demanda le commissaire, songeur.
    Elle le regarda ébahie :
    -    Bien sûr que je l'aimais ! Quelle question ! Que vais-je devenir saannnsss luuiii ? s'exclama-t-elle soudain en déchirant ses dernières syllabes comme pour expulser plus vite les nonchalantes larmes qui rechignaient à jaillir de ses immenses pupilles vertes.
    Haurey se redressa dans son fauteuil. Il avait bien plus que quelques motifs de croire qu'elle jouait la sempiternelle comédie de la jeune veuve éplorée.
    -    Où étiez-vous Madame, au moment du meurtre ?
    -    Où étais-je ?
    -    Oui.
    -    Eh bien, dans ma chambre. Comme tous les jours après le déjeuner, je monte me reposer une petite heure.
    -    Quelle heure était-il lorsque vous avez regagné votre chambre ?
    -    Je ne sais pas exactement... 14h00, je pense.
    Haurey prit note dans son calepin, puis il referma soigneusement le carnet.
    -    Et ensuite ?
    -    Ensuite... rien... balbutia-t-elle décontenancée.
    -    Vous vous êtes endormie de suite ?
    -    Oui, immédiatement... J'ai toujours le sommeil facile...
    -    Donc, si je comprends bien, vous n'avez plus revu votre mari vivant...?
    -    Noonn, dit-elle en cachant son chagrin dans ses mains.
    -    Quand l'avez-vous vu vivant pour la dernière fois ?
    Mariette sortit un mouchoir qu'elle appliqua sur ses paupières humides.
    -    Eh bien, au déjeuner, je vous l'ai déjà dit...
    -    Non, vous ne me l'aviez pas dit.
    -    Fort bien, voilà, je le dis, coupa-t-elle en faisant preuve d'agacement.
    -    Avez-vous remarqué quelque chose d'anormal dans son humeur ou son attitude ? Quelque chose d'inhabituel ?
    Elle réfléchit un instant.
    -    Non, rien. Voyez-vous, je n'étais pas dans toutes ses confidences. Pour cela il faudrait interroger Richard.
    -    Monsieur Landolfy ?
    -    Oui, comme vous le savez il était son garde du corps, son confident, son secrétaire, son homme à tout faire, quoi.
    -    Était-il présent au déjeuner ?
    -    Oui tout à fait. Comme tous les jours.
    -    Qui y avait-il d'autre à ce repas ?
    -    Eh bien, mon neveu Clovis. Monsieur Trousscohl mon professeur. Deyley et sa femme Virginie.
    -    Pas de gens de maison ?
    -    Commissaire, notre personnel prend ses repas en cuisine.
    -    Évidemment. Je voulais dire : étaient-ils présents dans la maison à l'heure du repas ?
    -    Non. Comme d'ordinaire le dimanche, la plupart sont en congé. Sauf Germaine, la gouvernante, qu'on libère vers 14h00 une fois le café servi, et qui effectivement s'en est allée quelque temps après que je me sois retirée dans ma chambre... Quant à notre demoiselle de chambre, elle aurait dû être présente, mais comble de malchance, juste aujourd'hui elle nous a sollicité un congé exceptionnel... ah c'était le jour !
    Le commissaire, pensif, se caressait distraitement le menton :
    -    Alors, ainsi, vous dites que la gouvernante aurait quitté la maison après que vous soyez montée dans votre chambre ?
    -    Oui oui, c'est bien ce que j'ai dit...
    Puis il fixa Mariette d'un œil inquisiteur :
    -    Comment savez-vous qu'elle est partie à ce moment-là ?
    -    Parce que je l'ai vue, elle s'est engagée dans l'allée comme tous les dimanches... enfin... je le sais, voilà tout, répondit-elle irritée.
    -    Je voudrais que vous m'expliquiez par quel miracle vous avez pu la voir puisque à ce moment-là vous étiez couchée ?
    -    J'étais couchée...? Non naturellement pas, enfin pas encore. Ce devait être juste avant il me semble...
    -    Il vous semble... ou bien en êtes-vous certaine ?
    -    Je dirai mieux : je suis formelle... !
    -    Dans ce cas, pourriez-vous alors m'indiquer l'heure qu'il était à ce moment-là ?
    -    Je... je... Il devait être... Ah et puis à la fin vous m'agacez, Commissaire ! s'emporta-t-elle. J'ai tout de même le droit d'ignorer l'heure qu'il était ! Je ne vis pas avec une horloge plantée en permanence sur ma figure !
    -    Certes, concéda Haurey imperturbable, cependant vous avez probablement une idée de l'heure qu'il pouvait être, sans que cela soit pour autant un détail d'une rigoureuse exactitude...
    -    Mettons entre 14h00 et 14h10...
    Haurey saisit aussitôt son bloc-notes afin d'y inscrire ces informations.
    -    Ainsi... Vous dites avoir vu la gouvernante quitter la maison...
    -    Oui je l'ai vue. La fenêtre de ma chambre donne sur le perron. Je devais me trouver là lorsqu'elle est sortie.
    -    Savez-vous où elle se rendait ?
    -    Oui. Tous les dimanches elle va rendre visite à sa mère qui habite à Pontoise... Elle prend le bus à l'arrêt qui se trouve au bout du chemin sur la grande avenue.
    -    Elle n'habite pas chez sa mère ?
    -    Absolument pas. Notre gouvernante loge ici dans un deux-pièces sous mansarde au deuxième étage...

    Extrait 2 (Traduit en espagnol, pour les hispanophiles, traduction de C. Sanchez) :

    - ¿Permite-ud que me sienta al escritorio de su marido? preguntó Haurey con una voz suave.
    - Haga lo quiera comisario, hizo ella con un vago gesto, ahora no arriesgua nada.
    Esta rara observación de la señora de La Ponce-Cadourg, y sobre todo el "no arriegua nada"... que todo cuento hecho, reflejaba en el oído de un policía, un no sé qué? preocupante, tuvo el don de intrigar un poco a nuestro comisario. El cual decidió requerir unas precisiones.
    - Es sencillo, comentó con mucha calma Mariette de La Ponce-Cadourg, para lo que ud está haciendo, es decir tomar sitio en su escritorio, lo que era para él el sacrilegio supremo, le hubiera reducido a la ruina total.
    - Veo...
    - Oh, lo dudo comisario. Mi marido ocupó su vida en arruinar a la gente o su reputación, y a veces las dos; era experto en el asunto.
    Haurey era a lo contrario muy convencido.
    - Arruinar a los demás para enriquecerse más... es antiguo como el mundo, él susurró sin sorpresa.
    - Pero muy eficaz.
    - A quien se lo dice... consentó el comisario de un cabeceo. Esta casa es un verdadero castillo. El jardín es somptuoso. Incluso ud... parece una princesa... Al fin y al cabo, él tenía lo todo...
    Con esas palabras, Mariette fue tomada por un escalofrío :
    - Por favor comisario, no hable de esta manera de él en pasado...
    - ¿Y por qué eso? Hay que saber, señora, enfrentarse con la realidad... Pero si puedo permitirme, asegurese : la muerte no es un fin ... Por fin no siempre.
    - ¿Qué quiere decir, comisario? hizo ella, abriendo desmesuradamente los ojos. Confeso que a veces no le entiendo en nada.
    Haurey guardó un silencio, escrutando el rostro de Mariette.
    - Sin embargo, está claro. Muchas veces la muerte se revela estar más un principio que un fin... ¿Verdad? señora de La Ponce-Cadourg.
    - No. Está seguro, que no entiendo nada en su suputación.
    - ¿Quería a su marido, señora de La Ponce-Cadourg? preguntó el comisario, soñador.
    Lo miró boquiabierta :
    - Claro que le quería. ¡Vaya pregunta! ¿Cómo voy a vivir siiiiinnnnn éééélllllll??!! se exclamó de repente desgarrando sus últimas sílabas como para expulsar más rápido las indolentes lágrimas que refunfuñaban a brotar de sus inmensas pupilas verdes.
    Haurey se irguió en su sillón. Tenía muchos motivos de creer que jugaba la sempiterna comedia de la viuda aflijada.
    - ¿Dónde estaba señora, a la hora del crímen?
    - ¿Dónde estaba yo?
    - Sí.
    - Pues, en mi cuarto. Como siempre después del desayuno, subo para descansar una horita.
    - ¿Qué hora era?
    - No sé exactamente, las dos pienso.
    Haurey apuntó en su cuadernillo, y cerró de nuevo con cuidado la libreta.
    - ¿Y después?
    - Después, nada... balbuceó, turbada.
    - ¿Se ha endormecido en seguida?
    - Sí, de inmediato, me viene en seguida el sueño...
    - ¿Entonces, si entiendo bien, no ha visto otra vez a su marido vivo...?
    - Nooo...dijo ella, escondiendo su pena en las manos.
    - ¿Cuándo lo vió por última vez?
    Mariette sacó un pañuelo que puso sobre sus párpados húmedos.
    - Bueno, durante la comida, ya se lo he dicho...
    - No, ud no me lo ha dicho.
    - Está bien, así lo digo, cortó ella, enseñando una cierta impaciencia.
    - ¿Ud notó algo anormal en su humor o comportamiento? ¿Algo raro?
    Ella reflexionó un momento.
    - No, nada. Ud sabe que no era en las confidencias de mi marido. Pero, puede preguntarle a Richard.
    - ¿El señor Landolfy?
    - Sí, como ud sabe, era sus guardaespaldas, su confidente, su secretario, el hombre que hacía lo todo.
    - ¿Estaba presente para comer?
    - Claro que sí. Como siempre.
    - ¿Quién había más en la comida?
    - Pues, mi sobrino Clovis. El señor Trousscolh mi profesor. Deyley y su mujer Virginie.
    - ¿No había sirvientes?
    - Comisario, los sirvientes comen en la cocina.
    - Claro... quisiera decir : ¿estaban presentes en la casa a la hora de la comida?
    - No. Como es domingo, la mayoría está de fiesta. Excepto a Germaine, la ama de casa, que tiene libre a partir de las dos de la tarde, después de haber dado el café, y que en efecto se fue poco tiempo después que subí en mi cuarto...Cuanto a nuestra señorita de cuarto, tuviera que ser presente, pero para colmo de desgracia, justo hoy nos pidió un descanso excepcional... ¡Ah qué día!
    El comisario, pensativo, se acariciaba la barbilla con distracción :
    - ¿Así, ud dice que la ama de casa hubiera dejado la casa después que ud subió en su cuarto?
    - Sí,sí, es lo que he declarado...
    Y fijando a Mariette con un ojo inquisidor :
    - ¿Porque la ví andar en la alameda como siempre... por fín... lo sé, es todo, contestó ella muy irritada.
    - ¿Quisiera que me explicara con qué milagro ud puso verla porque en este instante, estaba acostada?
    - ¿Yo estaba acostada? no claro que no. Debía ser justo antes, me parece...
    - ¿Le parece o está segura?
    - ¡Sí, estoy segura...!
    - ¿En ese caso, podría indicarme la hora que era entonces?
    - Yo... yo... debía ser...
    ¡Ah! ¡ud me pone nerviosa por fín, comisario! gritó. ¡A pesar de todo tengo derecho, ignorar la hora que era! ¡No vivo con una péndola clavada en permanencia en mi cara!!
    - Claro, otorgó Haurey, impertubable, sin embargo es probable que ud tenga una idea de la hora que era, sin que eso sea por eso un detalle de una rigurosa exactitud...
    - Pues, quizás entre las dos y las dos y diez...
    Haurey cojió en seguida su taco para escribir las nuevas informaciones.
    - Así, ud dice que viste a la ama de casa dejar el chalé...
    - Sí, la ví por la ventana de mi cuarto dedonde se ve la escalinata.
    - ¿Sabe ud adónde iba?
    - Sí, cada domingo, le hace una visita a su madre que vive en Pontoise. Coge el autobús en la parada que se encuentra al final del camino en la gran avenida.
    - ¿No vive con su madre?
    - En absoluto. Nuestra ama de casa vive aquí en un piso de dos habitaciones bajo de una buhardilla en la segunda planta...

     

    38 titres de romans d’Agatha Christie sont cachés
    dans le roman « Personne ne bouge, police ! »

    (n'hésitez pas à les rechercher, et jouez ainsi à les retrouver !)

    Cartes sur table
    Le couteau sur la nuque
    La mort n'est pas une fin
    Un cadavre dans la bibliothèque
    club du mardi... (Titre exact : Miss Marple au club du Mardi)
    Le miroir du Mort
    Je ne suis pas coupable !
    Le vallon
    … Francfort (Titre exact : Passager pour Francfort)
    La dernière énigme
    La maison biscornue
    Tant que brillera le jour
    L'heure zéro
    Mon petit doigt m’a dit
    Le flambeau
    Témoin indésirable
    … tire ma révérence (Titre exact : Miss Marple tire sa révérence)
    Rendez-vous avec la mort
    Jeux de glaces
    Le flux et le reflux
    Un meurtre est-il facile ?
    La mort dans les nuages
    Témoin muet
    Les pendules
    La maison du péril
    La toile d’araignée
    Le crime est notre affaire
    Destination inconnue
    N ou M ?
    Le second coup de gong
    … Mesopotamie (Titre exact : Meurtre en Mesopotamie)
    Cinq heures vingt-cinq
    Le miroir se brisa
    Drame en trois actes
    Le train de 16h50
    Le Bal de la Victoire
    Un, deux, trois
    … Bagdad (Titre exact : Rendez-vous à Bagdad)