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  • Concours de Nouvelles : Je suis pré-sélectionné !

    Dans le cadre du Concours de Nouvelle organisé par les Éditions du Masque et Carrefour, ma nouvelle intitulée « Le Mystère du Plateau d'Argent » vient d'être pré-sélectionnée ! Elle est actuellement en ligne sur le site du concours ! Les 20 meilleures nouvelles sont maintenant soumises au vote des internautes.

     

    Les 10 nouvelles ayant obtenu le plus de suffrages seront ensuite soumises au Jury du concours qui retiendra au final 5 textes. Ces derniers seront publiés par les Éditions du Masque, dans la collection Labyrinthes.

    Alors SVP, j'ai besoin de vous ! Votez pour moi !

    Pour voter sur le site du concours, c'est ici

     
     

        Le thème du concours étant « Mystère et intrigues dans l'Histoire de France », j'ai choisi le XIVe siècle et les deux personnages emblématiques et indissociables de cette période, à savoir Catherine de Médicis et son astrologue Nostradamus.

     

    Après la publication des Prophéties de Nostradamus (1555), la reine Catherine de Médicis, férue d'astrologie, fut troublée par une prophétie de Nostradamus qui prédisait la mort du roi tué par une lance lui transperçant l’œil au cours d'un tournoi. Craignant qu'il ne s'agisse de son mari le roi Henri II (Fils de François 1er), elle voulut impérativement rencontrer cet astrologue. Nostradamus reçut l'invitation royale, mais il mit plusieurs mois pour y répondre favorablement, presque un an peut-être (ces données historiques sont assez imprécises). Une fois arrivé à Paris, un autre flou historique laisse supposer que Nostradamus aurait été introuvable durant 12 jours... ou du moins, durant ces 12 jours personne ne sait réellement où il se trouvait exactement, ni ce qu'il a fait. Il aurait prétexté une crise de Goutte (maladie dont il souffrait, cela est avéré). Ce n'est qu'après ces douze jours, qu'il s'est manifesté auprès de sa Majesté Royale.

     

    Ce sont donc sur ces 12 jours de la vie de Nostradamus que j'ai composé ma Nouvelle. L'absence de certitudes historiques sur ces 12 jours m'a bien évidemment permis de donner libre cours à mon inspiration, même si, comme je le dis toujours, ce sont les personnages qui me guident et, en un sens, sont la main qui tient la plume.

     

    5d1820b580a9afedcba55ed66905a17d.jpgLe « Mystère du plateau d'argent », la première page : 

     

    Aussi soudainement que jaillit du ciel le feu divin, les sangs de la reine de France se glacèrent de stupeur. Catherine de Médicis referma alors le recueil qui demeurait immobile dans sa main d’albâtre. Opérant devant ses yeux pétrifiés une danse frénétique et insoutenable, les mots qu’elle venait de lire plongeaient son esprit dans d’étranges tourments. « Dans cage d’or, les yeux lui crèvera : Deux classes une, puis mourir mort cruelle. » C’est alors qu’en un éclair, les battants de la fenêtre de la chambre s’ouvrirent violemment en claquant de tout bois. Sous les assauts de l’impétueuse bourrasque qui déferlait par l’ouverture ainsi béante, le candélabre rougeoyant posé sur la table de travail tournoya, bascula et finit sa chute en embrassant le plancher. La pièce sombra aussitôt dans une semi-obscurité lugubre.
    À la faveur de l'astre au front d'argent qui brasillait sur les vitraux de la fenêtre, la silhouette de Catherine de Médicis balaya la troublante pénombre, et sa voix s’éleva, marmoréenne et rauque :
    « Je veux le rencontrer… il faut qu’il vienne ici à la Cour… le plus tôt sera le mieux ».
    Au même instant, cette nuit-là, à deux cents lieues de Paris, au cœur de la Provence, par la fenêtre ouverte d’une maison de village, un médecin astrophile déployait toute son énergie à fixer les reflets de la lune sur un plateau d’argent.

     

     

    Le « Mystère du plateau d'argent », autre extrait : 

     
        —    Pour quelle raison, Monsieur, me regardez-vous ainsi avec insistance ? avait fini par demander l'astrologue à l’encontre du jeune intrigant qui occupait la table voisine.
        —    Moi, je vous regarde avec insistance ? s’étonna le jeune homme.
        —    Cela ne fait aucun doute à mes yeux.
        —    Eh bien, vous devriez vous méfier de vos yeux, ils vous jouent des tours, souligna ironiquement le gentilhomme en posant son verre de vin.
    Le médecin astrologue sourit en baissant le regard sur son écuelle.
        —    Voyez-vous, vous êtes bien loin du compte, jeune homme. En revanche, si j’étais vous, je me méfierais comme vous dites, de certaines ombres de la nuit…
        —    Ah, et que voulez-vous dire par là ? s’enquit Monsieur de Fondel, un rictus au coin de la bouche.
    Le médecin s’approcha lentement de son interlocuteur et lui murmura à voix basse :
        —    Vous devriez savoir, Monsieur, vous plus que tout autre, que la nuit est l’âtre maléfique où vagabondent le spectre d’Astaroth et ses ombres… Aussi je vous en conjure, prenez garde des ombres, c’est un conseil que je vous donne.